A méditer...

Peut-on échapper à la violence de notre temps ?

17 février 2018

« Se laisser emporter par une multitude de problèmes, se soumettre à trop de demandes, s’engager dans trop de projets, vouloir aider tout le monde en toute chose est en soi succomber à la violence de notre époque »
Thomas Merton

 

Un week-end seul… A l’instar d’une retraite solitaire, je retrouve l’intimité avec la pratique et je touche un sens de solitude.

Pratiquer puis faire quelques pas dans la neige, pratiquer puis donner à manger au chat et au chien, couper du bois, allumer le feu puis pratiquer encore. Tout semble se poser avec moi dans la maison, chaque chose prend sa place : une boite de mouchoirs est au pied de la lampe, le tapis a un pli, la lumière descend, l’ombre persillée et dansante du cèdre s’étend, les heures passent…

Cet hiver et la neige enseignent le non-agir. Les arbres ont porté leurs fruits et ils sont à présent assoupis. Le jour alterne avec la nuit et l’été avec l’hiver.

J’ai souvent le sentiment de devoir faire un effort constant pour faire tout ce qui m’incombe, surtout ce qui concerne la méditation ! Mais ce week-end d’hiver me montre combien l’écoute et le non-agir sont plus qu’essentiels.

Parfois il est nécessaire de courir, parfois il est nécessaire de s’asseoir. Chaque chose peut à son tour ramener l’équilibre dans le cœur et dans le monde.

Thomas