A méditer...

Méditer : un acte d’amour envers soi

10 juin 2018

« On ne médite pas pour résoudre nos problèmes, se guérir, s’améliorer ou se racheter. Mais on le fait plutôt comme un acte d’amour, d’amitié profonde envers nous-même ».
Bob Sharples

Je suis convaincu que le point clé n’est pas de changer nos vies, de changer la réalité, de changer tout ce qui ne nous arrange pas. Mais au contraire, c'est d’apprendre à vivre avec tout ça.

A l’instar de l’amour d’un être cher : on l'aime pour qui il est et non pour le projet que l'on a sur lui. On peut croire à tort que l'on aime si la personne correspond bien à nos standards étriqués de satisfaction personnelle. Et on a ce projet réducteur en premier lieu à notre égard : on veut s'améliorer, se corriger en espérant ainsi enfin s'aimer.

Personnellement, c'est ainsi que j'ai appris. J'ai appris à viser la perfection et à serrer les dents ; un excellent apprentissage pour apprendre à s'endurcir. Pour le meilleur et pour le pire...

Voilà pourquoi méditer sans but est si important pour moi. Pas besoin d’être quelqu’un d’autre ou de faire du développement personnel, d’être mieux ou moins bien.

Je vois bien comment la méditation est aujourd’hui confondu avec une quête du bien-être. Beaucoup sont ceux qui n’arrivent pas à s’y engager. Car au premier obstacle, au moindre inconfort, ils renoncent. Or il est impossible de le nier, méditer est un chemin difficile, parfois éprouvant. Les difficultés sont autant d’occasion de toucher notre humanité, notre vulnérabilité.

Thomas