A méditer...

La force du chemin de la méditation : sa simplicité

2 janvier 2018

On me pose parfois la question : comment entres-tu en méditation ?

Réponse : je m’assois.

Oui, et après me direz-vous ? Et bien après c’est tout. Rien de plus. Tout est là.

La pratique de la méditation est d’une étonnante simplicité. On y entre en s’asseyant pleinement, sans chichi, sans prérequis, sans discours, sans rituel, sans cooptation, sans gourou, sans technique ni méthode brevetée, sans gymnastique, sans promesses, sans robe de moine, sans rien avoir à croire, à faire, à comprendre, à réussir ou à rater…

C’est cette simplicité qui fait que j’aime tant la pratique de la méditation. Elle est pure confiance dans la santé de base de chacun. On s’assoit tout simplement et on retrouve ainsi l’essentiel : notre humanité.

Bien entendu, la pratique réclame une grande honnêteté puisqu’il n’y a rien à faire, à croire, à dire… On est d’emblée pleinement confronté à soi-même, à la réalité, à notre expérience telle qu’elle est. On travaille ainsi à aimer qui on est en propre ; pas les idées que l’on poursuit ou l’on construit sur nous-même et le sens de la vie.

La grande découverte pour moi c’est ça : apprécier simplement ma vie telle quelle est à chaque instant. Alors, tout peut faire chemin. Que je parte en vacances ou que je reste chez moi, qu’il y ait un grand soleil ou de la pluie… Peu importe. J’apprécie pleinement les situations. Tout prend ainsi une ampleur énorme parce que je n’attends rien d’autre que ce qui est. C’est comme si j’avais retrouvé mon cœur d’enfant, une forme de disponibilité au monde.

Bonne année à tous dans la joie et la simplicité,

Thomas